Le déficit en électricité reste un obstacle majeur au développement de la République centrafricaine, où Bangui continue de subir des coupures de courant régulières. L'amélioration de l'approvisionnement énergétique est donc un enjeu central pour les ménages, les services publics et les entreprises.
The Central African Republic is taking another step in strengthening its electricity system with the commissioning on August 12 of the Sakaï 2 solar power plant, near Bangui. Developed and owned by Emirati company Global South Utilities (GSU), the facility has a capacity of 50 MW according to the company, compared with 60 MW announced by Central African authorities. GSU estimates that it should increase the country’s national electricity generation capacity by more than 60%.
Le raccordement au réseau a eu lieu le même jour lors d'une cérémonie présidée par le chef de l'État Faustin-Archange Touadéra, en présence de représentants des Émirats arabes unis. Les autorités centrafricaines estiment l'investissement dans ce projet à 90 millions de dollars (environ 78 millions d'euros). Construite en dix mois, la centrale comprend plus de 80 000 panneaux photovoltaïques, 156 onduleurs et un système de stockage par batterie de 15 MWh. Selon GSU, elle devrait alimenter en électricité plus de 300 000 foyers et...
Une augmentation de capacité qui transforme la donne pour le réseau électrique de Bangui
The contribution of Sakaï 2 comes at a time when electricity supply remains insufficient in Bangui, marked by regular power cuts and difficulties in meeting the growing needs of the urban area. The Bangui metropolitan area, home to approximately 1.5 million people out of the country’s 5 million inhabitants, remains exposed to power cuts. Some neighborhoods are already benefiting from electricity generated by Sakaï 2, while others are still waiting for additional works to be completed.
Le ministre des Travaux publics, Pascal Bida Koyagbele, chargé du projet, estime que la centrale sera en mesure de répondre aux besoins d’environ 300 000 foyers. Toutefois, le raccordement au réseau annoncé ne constitue qu’une première étape avant l’intégration complète du parc solaire au réseau national. Le système de batteries d’une capacité de 15 MWh devrait également contribuer à stabiliser le réseau.
Les besoins restent néanmoins considérables. Selon la Banque mondiale, seuls 18,2 % de la population centrafricaine avaient accès à l'électricité en 2024. L'amélioration de l'approvisionnement en électricité concerne donc également les entreprises, les services publics, les établissements de santé et les infrastructures numériques.
Des partenariats pour renforcer l'approvisionnement en électricité
Ce projet illustre l'implication croissante de partenaires extérieurs dans le secteur de l'électricité en République centrafricaine. Le projet Sakaï 2 a bénéficié d'un financement à des conditions préférentielles accordé par le Fonds d'Abu Dhabi pour le développement. « Tout projet d'infrastructure couronné de succès commence par une vision commune, mais ce sont les partenariats qui permettent de concrétiser cette vision », said Ali Alshimmari, CEO of GSU.
Cette coopération intervient alors que Bangui renforce ses relations économiques avec Abou Dhabi, notamment depuis la signature d'un accord de partenariat économique en mars 2025.
D'autres partenaires au développement sont également actifs dans le secteur de l'électricité. En février 2025, la Banque mondiale a estimé son portefeuille énergétique en République centrafricaine à environ 200 millions de dollars : 110 millions de dollars pour la production et le réseau, 50 millions de dollars pour les solutions hors réseau et 40 millions de dollars pour les réformes et l'amélioration des performances.
En juin 2026, elle a également approuvé une enveloppe de 200 millions de dollars pour la première phase du programme régional DARES, visant notamment à améliorer l'accès à une électricité fiable, abordable et propre en République centrafricaine.
Avec le projet Sakaï 2, la République centrafricaine renforce considérablement la capacité de production disponible aux alentours de sa capitale. Le défi consiste désormais à achever la mise en place des infrastructures nécessaires pour acheminer cette électricité vers les zones qui restent mal desservies et à transformer cette nouvelle capacité en un accès plus fiable pour les communautés et les activités économiques.
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